Le programme « Unity Housing »

Unité – Le programme « Unity Housing »

Green Chinese takeaway boxPoints clés

  • Reconnaître l’importance qu’un logement sécuritaire et supervisé a sur le bien-être des personnes
  • Discuter des caractéristiques et des valeurs faisant partie des meilleures pratiques illustrées dans ce module
  • Reconnaître l’importance de l’engagement et de la flexibilité des participants dans le contexte d’un modèle de logement supervisé efficace
  • Reconnaître l’importance qu’un logement sécuritaire et supervisé a sur le bien-être des personnes
  • Discuter des caractéristiques et des valeurs faisant partie des meilleures pratiques illustrées dans ce module
  • Reconnaître l’importance de l’engagement et de la flexibilité des participants dans le contexte d’un modèle de logement supervisé efficace

Three green gears working togetherDe l’artéfact

Cet artéfact est un vidéo de 10 minutes, créé par l’expert communautaire Alex Verkade, sur le programme Unity Housing, un projet de logement géré par des résidents à Vancouver. Un autre artéfact est la transcription d’une conversation entre Verkade et l’adjointe principale de projets de recherche, Christie Walls, sur sa participation dans L’histoire en tête et de ses espoirs pour son film. 

Green kitchen weigh scaleÉvaluation de l’artéfact

Green hand-held magnifying glassObjectifs pédagogiques

Still photograph of Alex Verkade sitting at his desk at Unity Housing
Expert communautaire Alex Verkade

Que se passerait-il si les personnes souffrant de troubles psychiatriques avaient l’occasion de concevoir et de gérer leurs propres programmes de logement? L’expert communautaire de « L’histoire en tête », Alex Verkade, a une idée sur la question puisqu’il a aidé à créer « Unity Housing », un organisme de logement situé à Vancouver. Son documentaire de 10 minutes (créé avec l’aide d’Alex Poutianinen, un étudiant en cinéma de l’UBC) montre les rouages d’un modèle de logement communautaire novateur et réussi, géré par et pour des personnes ayant des problèmes de santé mentale. Le film est conçu pour aider les futurs praticiens de la santé mentale à comprendre comment l’engagement peut faire une différence et démontre la valeur d’un système qui fournit des attentes claires et des solutions flexibles pour aider les locataires à avoir un toit sur leur tête.

Verkade s’est également entretenu avec Christie Wall, adjointe principale de projets de recherche, pour relater son implication dans « L’histoire en tête » et ses espoirs pour le film.

Three green gears working together within a picture frameMise en contexte de l’artéfact

Ce module met en évidence les avantages dérivés de pratiques exemplaires.

Le logement a été reconnu en tant que droit social, culturel et économique dans la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies de 1948 et dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1976. Le Canada a voté en faveur de ces documents, mais n’a cependant pas de stratégie nationale en matière de logement à l’heure actuelle. En ce moment, peu de politiques canadiennes concernant le logement reposent sur l’idée qu’un logement convenable constitue un droit de la personne et tiennent compte de la grande importance pour les individus d’avoir, non seulement un toit sur la tête, mais un chez-soi. Il n’est d’ailleurs pas surprenant que les pénuries de logements aient un impact disproportionné sur les Canadiens aux prises avec des problèmes de santé mentale compte tenu de leur marginalisation sociale et économique.

Tout comme leurs concitoyens, les Canadiens ayant des antécédents de santé mentale accordent de l’importance au choix d’un lieu et d’un environnement de résidence leur permettant de profiter d’une vie privée, d’un sentiment de sécurité et du droit à l’autodétermination. Cependant, à l’ère de la désinstitutionnalisation, les patients sortant de l’hôpital se retrouvaient souvent dans des pensions à but lucratif comme celles décrites par la Torontoise dans ses mémoires intitulés Upstairs in the Crazy House (À l’étage, dans la maison des fous). Aujourd’hui, il existe trois grandes catégories de logements disponibles pour les personnes affiliées au système de santé mentale : les logements communautaires, les logements individuels subventionnés et l’hébergement d’urgence dans des établissements spécialisés en santé mentale, des centres pour itinérants ou des refuges. Il est certain que Capponi n’utiliserait pas les mots vie privée, sécurité, autonomie, choix et contrôle pour décrire la pension de Parkdale où elle a habité à la fin des années 1970. Est-ce que ces mots décrivent toutes les options de logement actuellement offertes aux consommateurs de services de santé mentale? 

L’approche « Logement d’abord » est axée sur la guérison et est destinée aux personnes aux prises avec l’itinérance, les dépendances ou des problèmes de santé mentale. Cette approche est fondée sur l’idée selon laquelle fournir un logement sécuritaire et adéquat aux personnes difficiles à loger leur permet de commencer à reconstruire leur vie. En mettant l’accent sur le pouvoir de choisir et l’autodétermination des clients, et en travaillant à la mise en place d’un système de soutien (clinique, communautaire et social) en matière de logement, les projets « Logement d’abord » au Canada et ailleurs ont connu un succès considérable au cours des dernières décennies.

Vous trouverez des ressources utiles à propos du logement et de la santé mentale sur : The Homeless Hub, un site de recherche axé sur les solutions; la Commission de la santé mentale du Canada et Right to Housing.